L’Enduro du premier Cantal MTB Festival

Une très belle réussite !

Hier, je participais à la course d’enduro du Cantal MTB Festival, 4è manche du Trophée du terreau .

J’avais adoré la première manche de cette série à Vals Les Bains, au Bois Vert, plus tôt dans l’année et pas très loin de chez moi, mais cette manche là, dans mon « pays natal », je ne voulais pas la manquer, même blessé !

Originaire du Cantal ouest, j’ai toujours été déçu par les chemins, pas très adaptés au VTT, sur le secteur de Mauriac/Salers… mais depuis quelques années, Valentin Anouilh (BIKE HOME et Cantal MTB) et toute sa clique m’ont réconcilié avec le Cantal et ma pratique du VTT. Autour de Murat jusqu’au Lioran, il y a désormais un spot incontournable pour tous les fans d’enduro avec des pistes incroyables et une terre exceptionnelle !

Avec 350 inscrits (dans un temps record) dès cette première organisation, personne ne s’y est trompé et les cantalous n’ont pas déçu !

Outre la météo très « cantalienne » et la panne électrique du téléphérique très « valagnonne », l’organisation a proposé un programme haut de gamme avec 6 spéciales d’enduro de qualité.

Avant cela, au retrait des plaques, on repartait avec un chouette t-shirt de l’événement, une bière locale estampillée Cantal MTB Festival, et sur les 2 ravitaillements de la course, on a eu droit aux victuailles classiques mais aussi au cantal, au bleu d’Auvergne, au saucisson… Impossible de de rater les petites attentions des cantalous.

Après une grosse heure de pluie, on monte vers la première spéciale dès 8h10 depuis Laveissière jusqu’au Lioran pour prendre le téléphérique. Panne électrique, on attend une heure dans la bruine puis on monte finalement au Plomb du Cantal où la vue est malheureusement bouchée.

En haut, on s’élance sur la Spéciale 1 qui reprend le départ de la piste de DH de la Coupe AURA, avec des sections bien glissantes sur les rochers, avant de basculer vers l’autre partie du bikepark où on coupe les pistes permanentes dans des parties pentues dans la forêt et avec une terre déjà incroyables. On traverse la piste de ski « la Familiale » puis le front de neige du Lioran pour ensuite poursuivre quasiment jusqu’à la gare dans des parties herbeuses et d’autres en sous-bois. C’était long, mais c’était bon ! Dommage que je me sois arrêté pour refixer ma gourde qui s’est décrochée.

Après une seconde liaison sur la route et en portage, on s’élance sur le Spéciale 2 qui me parait toute neuve: un circuit très naturel, avec beaucoup de terre. On avance sous les conifères et le sol est dingue ! Mais les racines glissent et quelques virages sont fermés. Le seul moyen pour s’en sortir: savoir piloter… Je ne suis pas équipé !

En bas, on repasse par Laveissière et je me bourre la bouche avec tout ce qu’il y a au ravito ! Puis je repars sous la pluie le long de l’Alagnon, ambiance écossaise. On monte sur la route par le hameau de Chambeuil en direction de la Spéciale 3.

Ça y est, j’ai le genou gauche qui commence à se réveiller, putain de syndrôme rotulien. Je me reposerai après la course !

Au départ de la Spéciale 3, il pleut vraiment ! Julie Morel nous encourage tous. En haut, c’est assez plat et il faut relancer dans la boue et sur les cailloux qui glissent. Mais rapidement on se retrouve dans un peu plus de pente et je sers les fesses quand il y a des racines en travers. Dans les virages du bas, il faut conserver la vitesse pour éviter de freiner pour ne pas tourner « carré »… C’est tout un art.

En bas de cette spéciale, je croise Valentin qui me dit que la Spéciale 4 est annulée à cause du retard du matin. Il pleut, j’ai le genou gauche qui chauffe, ça ne me déçoit pas !

J’arrive donc au second ravitaillement de la Bastide où je croise Laurent Meunier et sa fille. C’est cool parce qu’il y a plein d’auvergnats ici que j’ai croisé sur le VTT il y a presque… 30 ans !

(C’est dommage que le propriétaire de la BMW M3 E30 aux couleurs de BMW Motorsport n’ait pas exposé sa voiture là-haut. Avis aux connaisseurs)

Direction la Spéciale 5 après une bonne montée sur un single et un chemin de 4×4. Celle-ci, je la connais, je l’ai roulé une fois en juillet et je sais que je l’adore… sur le sec !

Cette spéciale ne penche pas trop sur 80% de son circuit et si tu pédales un peu, si tu parviens à conserver ta vitesse dans les virages, c’est de la régalade ! Je me fais quand même quelques frayeurs sur les racines glissantes en début de virages et puis j’ai du mal à relancer avec mon genou à la moutarde. D’ailleurs, sur cette spéciale, je pense que les E-bikes étaient très avantagés vu les relances. En bas, ça penche plus et ça annonce la prochaine spéciale…

Plus qu’une dernière spéciale avec, normalement, une grosse ambiance sur la partie basse.

Après une dernière petite liaison, on attend un peu notre dernier départ et je m’élance sur la Spéciale 6 derrière deux jeunes aurillacois. Le haut est bien glissant mais je parviens à les suivre. Mais d’un coup, la pente devient impressionnante ! Il ne faut vraiment pas tomber sur les cotés ! Je passe quelques virages en catastrophe parfois en sortant le pied droit (je ne parviens pas à sortir le pied gauche) et quand j’arrive dans la fan zone, c’est la grosse ambiance. J’entends des « vas-y Tchouk » de partout. Je m’applique mais je me fais doubler par un avion de chasse dans une épingle et ça met la foule en folie. Humiliation ! Je m’en fous, ça me fait trop rigoler ! Et puis je suis à l’arrivée, trop content ! Dans ces conditions climatiques et physiques, c’était presque inespéré !

201è sur 247 scratch, 39è sur 41 Master (+ 13 abandons), je ne pouvais pas espérer mieux. Je suis juste content d’avoir été là. J’espère vraiment que cette course aura lieu en 2027 !

Désolé de ne pas être resté pour la fiesta du samedi soir mais avec cette pluie, le froid et la nuit en camion, j’ai préféré rentrer à la maison.

Ambiance à l’arrivée:

La Randonnée du Vivarais à Privas

Je suis allé sur la Randonnée du Vivarais à Privas ce matin, pour faire tourner un peu les jambes…

Mais comme je suis un grand champion, j’ai mis Saint-Privas au lieu de Privas sur le GPS, et je me suis retrouvé dans la banlieue d’Aubenas, comme un c… !

25 minutes de route plus tard, je retrouvais Fafi à Privas et on a pris le départ du 30Km/700m d+ vu que j’étais en retard et que j’ai mal aux genoux.

Au final, on a tourné autour de Privas et on a fait beaucoup de… route et de chemins de 4×4. La dernière descente, après le second ravito, était sympa et… C’est tout… Je me réjouis quand même d’avoir pédalé plus qu’annoncé, avec 37km/900m d+.

Les copains qui ont fait le 50km/1600m d+ ont heureusement eu droit à un bien meilleur circuit

Je croise les doigts pour tenir bon samedi prochain à Laveissière sur l’Enduro du Cantal MTB Festival. Pu+&1n d’inflammations !

La 4è Randuro de la Castagne

Du régal hier à Lasalle dans les Cévennes pour la 4è Randuro de la Castagne !

Outre le fait que cette randuro est un must en termes de spéciales avec un sacré niveau de préparation des tracés et une difficulté technique assez élevée, on sait tous que le ravito est plus qu’exceptionnel avec le camion du marché de la Boucherie Schweda qui est toujours là pour proposer de la charcuterie de qualité quasiment à volonté (en plus du ravito classique).

Mais cette année, les gars de Fullmax CVN VTT ont fait encore plus fort avec un total impressionnant de 9 spéciales (pour un parcours de 1450m d+) et un repas incroyable à l’arrivée puisque monsieur le nouveau de maire de Lasalle avait lui-même fait cuire une cuisse de bœuf dès 3h du matin pour tout le monde.

Après les grosses pluies cévenoles de mercredi et la dernière rincée de samedi, on a finalement été 140 à prendre le départ sur un parcours humide mais dont le sol sablonneux propose un super grip. Ces conditions étaient d’ailleurs presqu’idéales pour rouler.

Pour ma part, je n’ai fait que les 6 premières spéciales et je me suis arrêté dans la 7è montée car j’avais trop mal au genou gauche (syndrome rotulien). J’ai quand même monté et descendu 1180m de dénivelé. J’ai eu l’occasion de rouler avec Denis qui a terminé le parcours.

Un grand merci au bénévoles de Lasalle, Kevin et ses potes, son père le nouveau maire, tous ceux qui s’impliquent dans cette organisation qui mérite bien plus d’engagés !

A l’année prochaine !

Un petit trail à la maison

Ce matin, c’était la Foulée de la Truffe à Montségur sur Lauzon.

Hier, je suis allé voir le parcours (au dessus de la maison) en VTT et je me suis fracassé comme un débutant (et j’ai encore tué mon téléphone neuf de la semaine dernière).

Mais ce matin, ça ne « tirait » pas trop sur les plaies alors je suis allé au départ.

Le parcours était vraiment engagé en descente et j’ai trouvé le niveau de difficulté assez élevé, avec des cailloux et des racines sur plein de chemins. Je ne fais pas de trail, je n’y connais pas grand chose, mais ça montait fort, et ça descendait très fort sur les 12km et 250m d+.

Au final, j’ai couru en 1h07 et terminé 47è scratch (6è Master2) sur 131 participants sur ce format.

0 entrainement, 0 préparation, t-shirt Truffade, chaussettes Vélosophe Cyclist Beer, genoux cagneux, tendons d’Achille bien raides… Je ne suis pas trop mécontent (mais les descentes me font mal aux genoux).

Mon collègue de boulot, Pascal, termine 21è et me met 8 minutes.. Un bon ardéchois trailer !

Enduro des Terres Noires 2026

Je suis tellement content de pouvoir encore faire ce genre de course à bientôt 48 balais et en musculaire ! Et puis il y a pile 10 ans, j’étais à l’hôpital et depuis j’ai une oreille interne en moins. Alors même si je suis au fond du classement, même si c’était très difficile cette année, je me suis régalé !

Cette fois-ci, j’y suis encore allé avec François, Rémi, Bernard et aussi Marin.

Impossible de faire les recos pour nous vendredi puisqu’on était au boulot, on s’est donc embarqués dans cette course « à vue » pendant que les autres avaient repéré les spéciales 1, 2, 3 (du samedi) et 5 (du dimanche).

Bon, à vrai dire, les spéciales 1 à 4 de samedi, on les connaissait déjà mais c’est quand même quelque chose de spécial quand tu sors de la forêt, dans la Spéciale 1, et que tu sais que ce que tu vois devant, les Crêtes, c’est là où ta vas passer… Grosse montée de pression, et pendant un instant je me suis dit que la course pouvait vite s’arrêter en cas de chute.

Bref, dans cette Spéciale 1, après avoir fait la première liaison de 700m d+ à bonne allure, je suis passé sans prendre de risques, pas vite !

En bas, j’avais les cuisses en feu. Les spéciales chronos me flinguent plus que les longues liaisons en montée !

Dans la Spéciale 2, celle des Toboggans, je ne vais pas très vite non-plus, j’assure ! Il y a aussi pas mal d’endroits où tu peux te démolir !

Ça fait des mois que j’ai mal aux genoux depuis ma reprise du volley-ball l’an passé et j’essaie de ne pas tirer trop fort lorsque je passe de la position assise à debout, ça me gène.

Au ravito de la Liaison 3, on apprend qu’il y a eu un crash dans la Spéciale 1 et qu’on doit attendre l’intervention des secours. On se rue sur la bouffe et les boissons en attendant l’hélico !

En haut de la Liaison 3, par 26°c à l’ombre, on apprend qu’un gars s’est crashé dans la Spéciale 2 et que dans la Liaison 3 il s’est arrêté pisser du sang… 2è hélico, 100m derrière nous. On poireaute 1h30 en tout ? Ça fait partie du jeu.

Au moment où on atteint presque le départ de la Spéciale 3, on apprend encore qu’un pilote a voulu faire quelques jumps dans l’EVO Bikepark entre ses Spéciales 3 et 4 mais qu’il s’est fracassé: course neutralisée, évacuation en ambulance SAMU.

Je prends finalement le départ de la Spéciale 3 que j’adore parce qu’elle est longue et avec de bons pédalages, mais clairement cette année, avec la sécheresse et la poussière qu’il y avait, les parties pentues du milieu et de la fin sont très engagées, les marches sont plus creusées et j’ai mal aux bras. Je fais quelques tous droits dans les épingles sans chuter ! (40s de plus qu’en 2024)

La montée, Liaison 4, vers le sommet de l’EVO Bikepark est une vraie punition ! Il fait trop chaud mais je suis toujours dans les roues de François et Rémi, les 2 machines de Saint-Paul Trois Châteaux !

Le départ de la Spéciale 4 est différent des autres années avec une nouvelle ligne dans la pente et la terre fraiche, c’est « fesh fesh » et je mets vite les plaquettes en fusion magmatique, surtout sur le bas lorsqu’on rejoint la piste permanente assez typée DH. Mais je ne m’en suis pas trop mal sorti !

A la fin de la journée de samedi, je suis épuisé ! Le Facteur a bien roulé, Rémi aussi mais en chutant dans la Spéciale 3 il s’est cassé le poignet et il a quand même roulé dans la Spéciale 4 (avec un top 100) avant de se refroidir et de voir une patate pousser sur sa main. Abandon pour le lendemain. Marin et Bernard sont dans le même état que moi.

Dimanche matin, on repart pour une journée similaire en termes statistiques, avec 1300m d+ et 35km, mais avec 3 Spéciales.

Vu mon classement du samedi, je pars tard et je fais la première liaison (Liaison 5) à fond en espérant rattraper le Facteur parti 25 minutes plus tôt… C’est beau de rêver !

Au départ de la Spéciale 5, on serpente sur un single relativement plat et sinueux, puis d’un coup on bascule dans la pente en forêt avec de la grosse poussière et des ornières, puis on en sort pour rouler un chemin pentu et rempli de marches avec des virages sans adhérence. C’est du vrai pilotage encore une fois ! Et à vue, c’est la catastrophe pour moi, mais j’arrive en bas… Mort !

La Liaison 6 est infernale, d’abord sur route puis sur un single en forêt, je n’ai plus d’eau et il n’y a pas de ravito. Il doit être midi et il fait 28°c à l’ombre.

Je fais la Spéciale 6 en « mode rando », je passe les épingles du haut avec le cul en arrière, je me bloque quelques fois sur les marches de plus en plus grosses du bas et je fais un grand ouf de soulagement quand je passe la ligne car je sais que le ravito est proche !

Après 1km de route, je fais un carnage au ravito: je bois 3 gourdes de Coca, 1 gourde d’eau et de sirop d’abricot, 1 gourde d’eau pétillante, je mets du saucisson, de la tome, du bleu, des Dragibus dans ma bouche, j’ai l’impression que je mange du mortier… Ça fait tellement de bien de se venger après toute cette souffrance !

Je remplis une dernière fois ma gourde d’eau et de sirop de menthe et go pour la Liaison 7 !

Un enfer encore !

Les premières 20 minutes sur le chemin de 4×4 au soleil passent à peu près, mais une fois sur le single en épingles, on se suit tous comme des morts-vivants et moi je monte aussi vite que les autres qui pédalent en poussant mon vélo. J’avance comme une machine, je bois mon sirop de menthe, je déprime.

En haut, juste à coté du départ de la Spéciale 7, c’est le bonheur parce que je sais que je n’ai plus qu’à descendre pour en terminer, mais surtout parce qu’il y a une source d’eau fraiche à proximité. Tellement bonne cette eau ! 2 gourdes complètes avalées !

On voit encore passer un hélico, venu récupérer un pilote déshydraté et en « fracture de moral » dans la Liaison 6.

La Spéciale 7 est super, longue, rapide et sinueuse. Un beau single qui nous fait revenir vers Digne avec un final où il y a encore des spectateurs.

A l’arrivée, c’est la délivrance ! Je retrouve François qui a terminé depuis presque 1h et on prend le repas avec Marin et Bernard qui m’ont rejoint.

Je termine 47e/75 Master 40 et 222 scratch. Ce n’est vraiment pas glorieux mais il y a eu énormément d’abandons cette année avec le retour d’un format course sur 2 jours, comme avant l’époque du TEA (l’an dernier on avait fait qu’un petit prologue le samedi), alors ça me va bien. Je fais des moins bons temps le samedi par rapport à 2024, mais je gagne 9 places en Master 40 et 13 places au Scratch.

Cette course, c’est vraiment un mythe, le mot « enduro » prend tout son sens ici. Quant à l’organisation en elle-même, c’est impressionnant !

// Trophée Enduro des Alpes //

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De belles images de DH VTT